Il fut ouvert le 25 août 1958 sur ordre du CCE.
“C’est la première fois dans l’histoire des luttes des peuples pour leur indépendance que le colonisé porte la guerre sur le sol du colonisateur”, aurait déclaré le général Giap, héros de la bataille Dien Bien Phû, après qu’une vague d’attentats et actes de sabotage eurent été déclenchés, à partir du 25 août jusqu’à fin septembre 1958, sur le sol français à l’initiative des militants de la Fédération de France du FLN (Wilaya VII).
C’est le témoignage de M. Ghafir Mohamed, dit Moh Clichy, ancien responsable de la Fédération de France du FLN, lors de la commémoration par l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), hier à Tizi Ouzou, de “l’ouverture du second front en France, le 25 août 1958”. Sur l’ensemble du territoire français, plusieurs actions ont été menées durant la fin de l’été de 1958 par la Wilaya VII avec 188 attentats faisant 56 morts et plus de 80 blessés, pour la seule nuit du 25 août, selon M. Haddad Hamada, dit Youcef, secrétaire général par intérim de l’ONM, lors de son intervention. Une offensive à laquelle le gouvernement français répondit par le rapatriement des milliers de soldats d’Algérie et de Maroc pour les besoins de la répression en Métropole. Pour sa part, le deuxième conférencier, Arrad Ahmed, secrétaire national de l’ONM et ancien responsable de la Fédération de France du FLN, a déclaré que l’offensive du 25 août 1958 a été commandée par le Comité de coordination et d’exécution (CCE) qui lui a assigné pour objectif d’exporter la lutte armée sur le territoire français et compromettre ainsi l’envoi de renforts dans les maquis algériens, décidé par le colonisateur. En prenant pour cibles exclusives les installations économiques et militaires françaises, les combattants de la Wilaya VII ont pu maintenir plus de 200 000 hommes en France et ont même induit le rapatriement de 15 000 gendarmes depuis l’Algérie, note encore l’intervenant. Des actions qui, durant un mois, ont pu ébranler les certitudes françaises quant à l’inviolabilité de leur somptuaire hexagonal. Bilan de cette offensive, 56 sabotages, 242 attaques, 82 morts et 188 blessés. Lors des débats ayant suivi cette journée de commémoration, M. Mohamed Ghafir a précisé que durant la révolution de Novembre, la lutte armée s’est appuyée également sur plus de 400 000 citoyens algériens et adhérents au FLN en France et cela grâce au legs des pionniers du mouvement nationaliste algérien au sein de l’ENA et du ppa-mtld.
Abdenour Bouhireb (Liberté)
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