Le secret d’une plume brillante
Qu’elles sont belles, les Algériennes ! C’est là l’avis affirmé de Nassira Belloula, qui a intitulé son dernier ouvrage les Belles Algériennes : confidences d’écrivaines, paru aux éditions Média Plus, de Constantine. Encore une fois, notre amie et collègue Nassira Belloula, journaliste à Liberté et romancière, a eu la bonne initiative de faire partager avec les lecteurs les confidences de ces Algériennes, qui ont eu bien du plaisir à se confier à elle.
Ce style n’est pas étranger à la romancière, qui commence à nous habituer à cette forme d’écriture faite de conversations et de discussions. Dans son dernier livre, Conversations à Alger, qui a eu un grand succès, elle offre l’occasion aux lecteurs de faire connaissance avec une palette d’écrivains et de poètes étrangers de passage à Alger.
Les confidences d’écrivaines sont à 100 % algériennes. Nassira Belloula, qui partage le vécu et le quotidien de ces Algériennes, est interpellée par toutes leurs interrogations. Peut- être qu’à travers ses entretiens avec les femmes écrivaines, tente-t-elle d’apporter des réponses à ses propres questionnements.
Elle est écrivaine et journaliste de surcroît. La politique, le code de la famille, la littérature féminine, les femmes chefs d’entreprise, autant de sujets intéressants qui animent les discussions de la gent féminine. Mais la transcription de tous ces sujets par l’écriture romancière dépend de l’intimité de chacune de ces femmes.
Et c’est ce que Nassira Belloula a essayé de découvrir en arrachant, au-delà de son travail journalistique, des confidences intimes à toutes ces femmes qu’elle a interviewées. Elle a pénétré l’univers de ces écrivaines, pour pouvoir découvrir leurs secrets dans l’écriture.
La littérature féminine algérienne ressemble-t-elle à celle des autres femmes à travers le monde ? Qu’est-ce qui différencie l’écriture féminine de celle masculine ? Toutes ces interrogations sont, à l’origine, le corpus de Nassira Belloula.
Si dans la jeune littérature algérienne nous retenons les noms de Rachid Mimouni, de Tahar Djaout, d’Anouar Benmalek, etc., il n’en demeure pas moins que le paysage littéraire s’enrichit davantage de la présence féminine, comme lorsque nous évoquons le nom d’Assia Djebbar, qui a franchi toutes les frontières pour s’inscrire dans la littérature universelle.
Le monde de l’écriture retient également Nina Bouraoui, Malika Mokkadem, Leila Merouane, Ahlem Mostaghanemi, Leila Sebbar, Maïssa Bey ou encore Nouara Hocine… et la liste est encore longue. Ce qui peut paraître extraordinaire dans ce livre, c’est toutes ces dimensions qui caractérisent l’écriture de chaque écrivaine.
Même si, dans l’ensemble, les préoccupations des écrivaines algériennes se rejoignent, leur littérature revêt des styles nuancés. Elle diffère selon la sensibilité, la vision, la culture propres à chacune d’elles. Seul point commun à toutes ces femmes : l’envie permanente d’écrire.
Une envie d’exprimer un sentiment, un ressentiment, une vision réelle ou surréaliste. Plus qu’un acte spontané ou un besoin, écrire est parfois un devoir chez ces Algériennes. Nassira Belloula montre, dans ce livre, comment l’acte d’écrire dépasse parfois l’envie pour devenir un devoir.
Oui. Un devoir pour toutes ces femmes intellectuelles qui possèdent l’arme de la plume, pour porter très haut la voix des femmes réprimées, vivant l’injustice au quotidien. Les 222 pages que compte l’ouvrage nous ouvrent les portes de la découverte des secrets intimes de ces femmes.
On est fasciné, à chaque découverte, par le parcours et le chemin emprunté par les unes et les autres pour arriver à cette conviction intérieure, dont la sentence revient souvent dans leurs confidences : «Je dois écrire», «je savais qu’il fallait écrire», «l’écriture est mon miroir»… L’écriture est, en effet, le miroir de toutes ces femmes, car c’est à travers la plume de Belloula que nous regardons cette nouvelle génération de romancières qui égayent le monde de la littérature algérienne.
C’est pourquoi nous devons également, par notre plume journalistique, faire connaître encore plus cet auteur. Nassira Belloula est native des Aurès. Elle est diplômée de l’Ecole nationale des cadres de la jeunesse. Très jeune, elle découvre sa grande passion pour l’écriture.
Elle intègre, dès le début des années 1990, la presse indépendante, où elle exerce comme journaliste de la rubrique culturelle. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Algérie massacre des innocents, paru en France en 2000, la Revanche de May, paru aux éditions ENAG en mars 2003 et Rebelle en toute demeure, paru aux éditions Chihab en mars 2003.
R. M. http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=23540
Deglet nour. Deux mots qui sont familiers aux amateurs de dattes qui savent qu’il s’agit du must en la matière. Ce joyau, c’est le Sahara algérien qui l’abrite. La production nationale des différentes variés de ce fruit dans le pays est estimée à 200 000 tonnes et la majorité est consommée par les Algériens eux-mêmes.
L'Algérie,le pays aux multiples trésors.
La formule peut paraître légèrement flatteuse, mais certainement pas pour les aficionados de la datte, ce célèbre fruit du désert. Le deglet nour est le nec plus ultra en matière de datte et l’authentique ne se trouve qu’en Algérie. De fait, cette catégorie se retrouve également en Tunisie, qui ne faisait autrefois qu’un avec l’Algérie, et quelques milliers de plants ont émigré, pendant la colonisation française, en Californie (Etats-Unis) et en Israël. Malheureusement, n’est pas deglet nour made in Algérie qui veut. « Fine, blonde, elle dégage une bonne odeur », explique Mohamed Salah Haddoud, le président-directeur général de la Société de dattes et des produits agro-alimentaires (Sodapal), dont le siège se trouve à Tolga (nord du pays). L’entreprise est chargée de la protection, du suivi des récoltes, de la sélection, de la transformation, du conditionnement et de l’exportation des fruits du palmier dattier, qui pousse dans le Sahara algérien.
Septième producteur au monde de dattes, l’Algérie exporte 15 000 tonnes chaque année dans tous les pays du monde via la France. C’est en effet là, selon le responsable de la Sodapal, qu’est acheminée 90% de la production algérienne pour être, entre autres, réexportée. Pourtant ce sont les Algériens qui sont les véritables consommateurs d’une production annuelle, toute variété confondue, estimée à 200 000 tonnes. Un dattier, qui donne ses premiers fruits entre l’âge de 7 et 10 ans est capable d’en produire jusqu’à 200 ans, voire beaucoup plus, fournit environ 35 kg de dattes par an. « Dans les années 60, l’Algérie exportait 30 000 tonnes, mais aujourd’hui la consommation nationale a triplé, sans compter les fuites aux frontières que l’on pourrait estimer à près de 10 000 tonnes », explique M. Haddoud. Aux frontières du Niger ou du Mali, par exemple, la datte sert encore de monnaie d’échange entre les populations qui la troque contre le bétail. Le troc va également bon train avec Lybie, la Tunisie ou encore le Maroc.
Les Algériens : de gros mangeurs de dattes
« Il existe un millier de variétés de dattes, car chaque noyau est une variété en soi. Le jardin d’un particulier peut en receler, à lui seul, trois ou quatre espèces différentes. » Elles ne sont néanmoins pas toutes propres à la commercialisation, une qualité, en plus de toutes les autres, que possède le deglet nour. Il n’en a pas toujours été ainsi. C’est seulement après la colonisation que cette datte demi-grasse a vu sa cote augmenter. Auparavant, les agriculteurs lui préféraient le sec mech degla qu’ils pouvaient transporter à dos de dromadaires et troquer avec le nord du pays et dans le Sahara. Et la petite quantité qu’ils cultivaient était réservée aux invités. « Quand le mech degla devient trop sec, il est transformée en une farine qui se consomme mélangée avec le lait. De même, le ghars, datte molle disponible uniquement sur le marché local, est transformée en une pâte que l’on mélange avec du blé moulu grillé, de la semoule et du beurre pour obtenir un gros morceau de datte confite ». Ce met, « conservable pendant un mois », aurait permis aux « moudjahidines pendant la révolution de 1954 à 1962 de tenir, avec un peu d’eau, sans rien manger d’autre, pendant 10 à 15 jours », indique Mohamed Salah Haddoud. Cette variété, étalée sur des clayettes, s’égoutte également pour produire du miel. Sa présence dans l’alimentation de base indique ainsi l’importance de la phoeniculture (culture des dattes) dans l’arboriculture fruitière en Algérie.
A l’étranger, le degla beida, datte blanche, sèche et lisse, est très appréciée en Afrique noire. Le fruit s’exporte ainsi vers toute l’Afrique de l’Ouest. Le tafezouine, cousin du deglet nour, est quant à lui très prisé dans les pays scandinaves vers lesquels il est exporté. La plupart des palmiers dattiers se trouvent dans le sud-est du pays entre Biskra (aux portes du Sahara) et Ghardaïa. Les premières dattes se récoltent d’octobre, pour les plus précoces, à décembre. Elles sont ensuite conservées dans des chambres froides. A noter que Tolga est le fief de la production de dattes en Algérie. Sur le plan national, le prix du kilo de déglet nour varie entre 2,3 et 2,5 euros - alors que les autres variétés sont au maximum à un euro le kilo- et le prix plancher à l’exportation s’élève à 2,6 euros. A ce prix, il est évident que ce ne sont pas les dattes qui remplissent les caisses de l’Etat algérien. Le développement de la datte en Algérie passe sans doute par l’agroalimentaire et la transformation de la datte - une problématique souvent mise de côté - en confiseries, en miel, en alcools et autres douceurs qui rendent la vie un peu plus belle.
L’exposition présente des photos prises entre 1958 et 1961.
«Images d’Algérie de Pierre Bourdieu» est le titre de l’exposition de photos qu’abrite Tlemcen jusqu’au début du mois de juin prochain avant qu’elle ne se déplace vers Constantine. Cette exposition présente, pour la première fois, une riche sélection des photographies à la publication desquelles Pierre Bourdieu avait renoncé pendant plus de quarante ans. Les photographies présentées dans l’exposition et rassemblées dans une publication datent des années 1958 à 1961. Prises dans leur intégralité en Algérie, elles ajoutent une facette essentielle aux études ethnographiques et sociologiques de Bourdieu, à une époque qui était profondément marquée par les événements tragiques de la guerre coloniale.
Figure centrale de la sociologie française de la seconde moitié du 20ème siècle, Pierre Bourdieu est devenu, à la fin de sa vie, par son engagement public, un des acteurs principaux de la vie intellectuelle française. «Pierre Bourdieu est arrivé en Algérie à la fin des années 1950, et c’est en jeune sociologue qu’il en est reparti au début des années 1960. Cette expérience algérienne aura profondément transformé Pierre Bourdieu, et cette "conversion", dit-il, s’est d’abord opérée par le regard.
Au cœur de cette opération, la photographie. Une exposition permet aujourd’hui d’en prendre toute la mesure, présentant des centaines de photographies prises par Pierre Bourdieu, lors de ce voyage initiatique, et restées enfouies quarante ans dans des cartons», lit-on dans la présentation dont la revue les Inrockuptibles a fait l’exposition. Le quotidien le Monde écrira, quant à lui, qu’«un an après sa mort, Pierre Bourdieu est à l’honneur dans un projet remarquable, entrepris avec son concours et dont l’aspect inédit lui donne un caractère d’événement. Il s’agit de montrer et d’étudier les photographies que le sociologue de la "misère du monde" a prises, entre 1958 et 1961, dans une Algérie déchirée par une guerre coloniale qui le révoltait». L’exposition qui était alors montée à l’Institut du Monde arabe (IMA) et le livre l’accompagnant rappellent l’importance de l’Algérie pour Bourdieu, pays où il inaugure ses enquêtes de terrain et auquel il consacre de nombreuses publications, certaines accompagnées de photos. Mais l’immense majorité des images sont restées «enfouies pendant quatre décennies dans des cartons», écrit Franz Schultheis, sociologue à l’université de Genève.
Si l’exposition est l’approche la plus immédiate des photos, le livre est l’élément fort et passionnant du projet –photos et informations y sont intensément mêlées– que Schultheis a mené avec les animateurs de la revue autrichienne Camera Austria. Ces derniers ont levé la réticence de Bourdieu à dévoiler ses photos. Ils ont travaillé sur le fond, beaucoup des 2 000 clichés pris en quatre ans ont été perdus. Ils ont classé, restitué le travail et la volonté de l’auteur (présentation en séries, légendes). Le sociologue y avait également donné un entretien précieux sur sa pratique.
M. M.- La Tribune .
l Drapé de l'emblème national, Karim Ziani a d'emblée déclaré sur Eurosport, après la victoire de son équipe face à Reims qui entérine officiellement son retour en Ligue 1 française : «Cette accession, je la dédie à toute l'Algérie. Vive l'Algérie.» Pour ce qui est de l'exploit individuel et collectif qu'il vient de réaliser cette saison, Ziani répliqua : «Je suis doublement fier de ce que je viens de réaliser cette saison. D'abord, je suis élu meilleur joueur de Ligue 2 ensuite je viens d'accéder en Ligue 1, ce n'est qu'un sentiment de fierté qui vous envahit dans pareils moments.» Concernant son avenir au sein des Merlus surtout que plusieurs sources l'annoncent à Nantes et dans d'autres clubs de Ligue 1, Ziani n'a rien divulgué sur sa future destination. «Je veux savourer cette accession. Chaque chose en son temps», dira-t-il. Une chose est sûre, Ziani ne jouera pas à Lorient la saison prochaine vu qu'il est convoité par les meilleurs clubs du championnat français, mais aussi européen.
Dj. O. (Infosoir)
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